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MÉDITER NOËL AU QUOTIDIEN AVEC SAINT PIERRE-JULIEN EYMARD (suite)

1- Eh bien, le Verbe incarné, contre l’honneur, la gloire de sa nature, quoique scandale, folie, veut aimer les hommes jusqu’à partager leur état et passer par tous les âges de la vie humaine, afin de les embrasser tous dans un même amour, de les appeler ses amis [Jn 15,15], ses frères. (PG 200,2).

2- Ô aimable Dieu-enfant ! L’enfant l’aimera, les mères l’aimeront, les pères le béniront. Tous célébreront avec bonheur sa joyeuse naissance qui n’a que de l’amour à donner. (PG 200,2).

3- … c’est au sein de l’indigence et parmi les animaux qu’il vient chercher l’humanité déchue ; c’est là qu’il établit, en y plaçant son berceau, le premier degré de cette échelle divine qui doit faire remonter tous les hommes à la gloire et au bonheur. (PG 252,2)

4- Chantons donc Noël comme nos vieux pères ; aimons encore cette gracieuse étable devenue le rendez-vous du ciel et de la terre. Faisons renaître le divin enfant dans notre amour, afin de lui renouveler les premiers hommages de sa crèche. (PG 252,4)

5- L’amour est un – il règne par l’Eucharistie : sur l’intelligence qu’il éclaire … sur le cœur qu’il remplit, sur le corps dont il fait son temple, sur la vie dont il fait la continuation de sa gloire. (PG 225,4).

6- La joie que l’amour de la vérité fait naître dans une âme simple et pure est comme la sanction intime et forte de sa bonté. Qu’elle est aimable la joie de l’enfant quand il entend cette bienheureuse affirmation : “Dimanche vous ferez votre première communion”, quelle bonne nouvelle ! Il compte les jours et les heures. C’est son Bethléem. (PG 246,4)

7- Oh ! comme elle (l’âme) quitte tout, n’a plus qu’une pensée, qu’un désir, qu’une noble passion, celle de voir son Seigneur ! Que dis-je, souvent la joie de l’attente quelquefois est plus grande que le bonheur de la possession. Vous la connaissez cette joie, m.f., c’est l’étoile du Sauveur! Espérez, aimez.(PG 246,4).

8- Tel et plus grand encore fut le bonheur des rois mages trouvant le roi céleste. Leurs yeux n’ont vu qu’un pauvre enfant mais la lumière de leur foi grandissant avec leur amour, du corps, ils ont vu son âme, sa divinité, ils ont compris le mystère ineffable de sa naissance, son choix divin de la pauvreté et de la souffrance (PG 246,5).

9- Comme l’âme aimante est heureuse quand elle a trouvé Jésus avec Marie sa mère ! C’est Zachée ivre de bonheur, et il le reçut avec joie [cf. Lc 19,6] ; c’est Élisabeth et son fruit recevant la visite du Verbe incarné et de sa divine mère, l’enfant tressaillit [Lc 1,41] ! Disons mieux, c’est la sainte communion – le divin enfant de Bethléem qui vient naître en notre âme, nous donner son amour, et chercher nos présents ;(PG 246,5).

Méditer Noël au quotidien avec Saint Pierre-Julien Eymard

1- Venez à la crèche, grands et puissants du siècle, celui qui y [a] appelé des pauvres, y [a] aussi appelé des riches … transportez-vous aujourd’hui dans quelque nouvelle étable de Bethléem et là, cédant à la bonté et à la sensibilité de votre bon cœur, essuyez les larmes de ce nouveau Jésus qui pleure, réchauffez ce pauvre enfant transi de froid, donnez à manger à cet autre qui meurt de faim. (PG 197,16).

2- Venez à la crèche, grands et puissants du siècle, celui qui y [a] appelé des pauvres, y [a] aussi appelé des riches … transportez-vous aujourd’hui dans quelque nouvelle étable de Bethléem et là, cédant à la bonté et à la sensibilité de votre bon cœur, essuyez les larmes de ce nouveau Jésus qui pleure, réchauffez ce pauvre enfant transi de froid, donnez à manger à cet autre qui meurt de faim. (PG 197,16).

3- Si un Sauveur nous est né, il veut nous instruire. Passons jusqu’à Bethléem, allons à la crèche. Là, recueillons-nous et écoutons avec respect les leçons qui nous y sont données. (PG 198,1).

4- Ainsi le Fils de Dieu incarné mesure sa grandeur sur la petitesse de l’enfant, sa puissance sur sa faiblesse, sa bonté sur sa misère. (PG 199,2).

5- Ah ! mes frères, … au lieu de nous étonner de tant de faiblesse et d’humiliation, louons, bénissons, glorifions une si ineffable bonté. Vous, mères, bénissez le Dieu-enfant, parce qu’il est le sauveur du vôtre, son frère, et devient votre fils en lui-même. Vous, petits enfants, bénissez Jésus enfant qui vous rend à nos yeux si beaux et si aimables.(PG 199,2).

6-L’étable, la crèche, la paille, sont plus précieux aux yeux de Jésus-Christ que tous les palais des rois. Il les a choisies, il les aime ; et pourquoi ? Parce que l’étable, la crèche, la paille, les pauvres langes disent mieux aux hommes son amour.(PG 199,5).

7-L’étable devient donc le berceau du Dieu sauveur – il vient prendre la place de l’homme pécheur, il vient en faire le point de départ, de la crèche au Calvaire, de Bethléem au cénacle, au ciel. L’étable sanctifiée par sa naissance, glorifiée par sa présence, l’emportera en grandeur, en plaisir, en amour sur le paradis de délices. La génération qui en sortira sera plus grande et plus parfaite. (PG 199,5).

Méditer les ‘‘Ô de l’Avent’’ avec Saint Pierre-Julien Eymard

17 décembre

[Ô Sapientia]

“Ô sagesse sortie de la bouche du Très-Haut, qui vous étendez d’une extrémité à l’autre et qui disposez tout avec force et avec douceur, venez nous montrer la voie de la prudence et de la sagesse.” (Eccli. 24 ; Sg 8,1 ; Isaïe 40).

Jésus-Christ notre lumière, notre science qui nous fait voir la vérité, nous donne un sens droit, un jugement sage, une pénétration. (PO 4,4-6).

18 décembre

[O Adonaï]

Ô Adonaï, chef de la maison d’Israël, qui êtes apparu à Moïse dans la flamme du buisson ardent et lui avez donné votre loi sur le Sinaï : venez nous racheter par la puissance de votre bras ! (Judith 16, Par. 17, Act. 7, Ex. 6).

Dieu en répandant ses consolations et une joie toute spirituelle dans l’âme de ceux qui le servent, adoucit par-là les peines de la loi, de la piété, et il leur fait sentir combien il est un maître doux et aimable. (PO 4,9-10)

19 décembre

[O Radix Jesse]

“Ô rejeton de Jessé qui êtes exposé comme un signe et un étendard devant les peuples, devant qui les rois garderont le silence et à qui les nations adresseront leurs prières, venez nous délivrer, venez, ne tardez pas davantage.” (Is. 11 et 52, Ps. 25 et 39).

Il y régnera, mais son règne sera tout intérieur, un règne de justice et de grâce. Il soumettra les cœurs par l’amour. Il régnera par la douceur et l’humilité de son cœur. (PO 4,13).

20 décembre

[O Clavis]

“Ô clef de David, sceptre de la maison d’Israël, qui ouvrez sans que personne ferme, qui fermez sans que personne puisse ouvrir, venez et tirez de prison le captif qui est assis dans les ténèbres et l’ombre de la mort.” (Is. 12 ; Jér. 51 et 52 ; Ps. 106).

Jésus-Christ, clefs des cœurs. Il ferme le cœur au péché et l’ouvre à sa parole, à sa volonté, à la piété.(PO 4,18).

21 décembre

[O Oriens]

Ô splendeur éclatante de la lumière éternelle, soleil de justice : venez illuminer ceux qui sont assis dans les ténèbres, à l’ombre de la mort (Zach. 3, Sap. 7, Malachie 14, Ps. 12).

L’orient Jésus-Christ, se levant sur une âme, en dissipe les ténèbres de l’erreur, du doute, et la pénètre de sa lumière. Et alors cet homme illuminé par ce soleil levant, croit et adore, ses doutes se sont dissipés comme les brouillards devant les rayons d’un soleil ardent. (PO 4,22).

22 décembre

[O Rex gentium]

“Ô Roi, le désir des nations, pierre angulaire qui réunissez en vous les deux peuples, venez sauver l’homme que vous avez formé du limon de la terre.” (Jér. 10, Is. 45, Eph. 2, Gen. 2).

Juifs et Gentils avant ennemis irréconciliables, maintenant un peuple dans la même foi, le même culte, la même vie. Centre commun, Jésus-Christ, union des deux peuples, de tous les peuples. (PO 4,25-26).

23 décembre

[O Emmanuel]

Emmanuel, notre roi et notre législateur, espérance des nations et leur Sauveur, venez nous sauver, Seigneur, notre Dieu.

L’Église sent l’approche de son Sauveur. Elle tressaille d’espérance. Elle veut faire une puissante violence sur son cœur… elle veut le salut de tous. (PO 2,6).